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Les arts de la rue mettent les villes sens dessus dessous
Chapeau : De 2005 à 2007, le ministère de la Culture a décrété un « temps fort » pour les arts de la rue. Aurillac et Chalon dans la Rue tiennent toujours le haut du pavé, largement conquis par un « off » foisonnant. Mais le périple estival passe aussi par Sotteville-lès-Rouen, Alès, Annecy et Cognac.
Source : Les éditions du mouvement (
http://www.mouvement.net)
Genre : brève (Mots-clés : )
Genre Ressource : brève / notice
Apparence :
Rubrique : 2005
Dominique Vernis rédacteur
du 24/06/2005 00:00 au 26/06/2005 00:00
Sotteville-lès-Rouen 76300 France (Nord-Ouest)
du 30/06/2005 00:00 au 02/07/2005 00:00
Alès 30100 France (Sud-Est)
du 20/07/2005 00:00 au 23/07/2005 00:00
Annecy 74000 France (Sud-Est)
du 21/07/2005 00:00 au 24/07/2005 00:00
Châlon-sur-Saône 71 100 France (Centre)
du 10/08/2005 00:00 au 20/08/2005 00:00
Aurillac 15000 France (Centre)
du 02/09/2005 00:00 au 04/09/2005 00:00
Cognac France (Centre)
Texte : Ancienne garnison romaine, capitale historique du parapluie, Aurillac, chef-lieu du département du Cantal, doit aujourd’hui une bonne part de sa notoriété aux arts de la rue. En effet, chaque année à la fin août, cette « paisible préfecture » de 30 000 âmes se transforme en véritable « cour des miracles ». Et voilà vingt ans que ça dure ; depuis la création du Festival d’Aurillac, en 1985, qui a vu depuis défiler les troupes historiques de celles et ceux qui ont refusé de faire commerce du théâtre de salle : le Royal de Luxe, Annibal et ses Eléphants, Kumulus, les Alama’s Givrés, Générik Vapeur, Transe Express, etc. Mais le Festival d’Aurillac ne doit pas exclusivement son succès aux compagnies qu’il programme. C’est le choix, affirmé dès les débuts, de se transformer en ville ouverte qui a attiré en nombre les saltimbanques de tout poil. L’an passé, le « rendez-vous des compagnies de passage » a ainsi recensé 400 compagnies venues gonfler les rangs d’un
« off » joyeusement anarchique ! Pas toujours simple à gérer, la chose ne semble pourtant pas déplaire à Jean-Marie Songy, l’actuel directeur du Festival d’Aurillac, pour qui les arts de la rue sont dépositaires d’un état d’esprit libertaire largement issu de mai 68.
Chalon dans la Rue n’a plus qu’un an à patienter avant de souffler ses vingt bougies. Et là aussi, le
« off » est venu déborder une programmation déjà foisonnante, avec une vingtaine de compagnies dont les projets sont évidemment
« délirants », propices à créer
« un grand moment onirique, fantastique, surréaliste » qui devrait permettre, pendant quatre jours et quatre nuits, de
« se déconnecter de toute tangibilité ». Diable ! Parmi les créations annoncées cette année, citons les
Trois mille six cents secondes qui réunissent les Metalovoice et la compagnie écossaise Boilerhouse,
Le Collecteur de rêves imaginé par Les Transformateurs,
La Guerre des boutons revue par
la Cie Attention fragile, les
Parfums d’est au goût tzigane de la Cie Rasposo,
ou encore
Le Petit répertoire de la Cie Opus.
En amont et en aval de ces deux « locomotives » que sont Aurillac et Chalon, Viva Cité et Coup de Chauffe tiennent fort honorablement leur rang. Le premier, à Sotteville-lès-Rouen, annonce trois jours de réjouissances hautes en couleurs qui mêlent
« déambulations rocambolesques et arts forains », avec la remise en marche d’un étrange et gigantesque « Sonomographe » par L’Acte théâtral, le déjà classique
Championnat de France de n’importe quoi de 26000 Couverts, une fanfare de percussions et cuivres composée par Les Piétons, une fable déjantée de la « diva » catalane Sol Pico, etc. A Cognac, Coup de Chauffe attend le premier week-end de septembre pour distiller ses essences festives.
Si les festivals sont les rendez-vous obligés des arts de la rue, c’est (entre autres) que les scènes nationales ne s’estiment guère concernées ! Trois d’entre elles font exception à la règle. A Alès, le Cratère consacre trois jours à quelques-uns des désormais « classiques » des arts de la rue, avec les bidons de Générik Vapeur dans
Bivouac, la Cie Cacahuète, L’illustre famille Burattini, le Deuxième Groupe d’Intervention et Quelques fiers Mongols, fanfare épique revisitant la musique incandescente de Led Zeppelin. La scène nationale de Chambéry clôt sa saison le 2 juillet avec
Les Rois faignants de la Cie Transe Express, et celle, voisine, d’Annecy, propose
Les Noctibules, une promenade-parcours le long des canaux de la ville confiée cette année à la compagnie Ilotopie, experte en transformations poético-urbaines.
> Viva Cité, du 24 au 26 juin, à Sotteville-lès-Rouen. www.vivacite.com
> Cratère/Surfaces, du 30 juin au 2 juillet, à Alès. www.lecratere.fr
> Les Noctibules, du 20 au 23 juillet, à Annecy. www.bonlieu-annecy.com
> Festival d’Aurillac : Les Préalables, du 10 au 16 août.
Festival international de Théâtre de Rue, du 17 au 20 août. www.aurillac.net
> Chalon dans la Rue, du 21 au 24 juillet, à Chalon-sur-Saône.
www.chalondanslarue.com
> Coup de Chauffe, le premier week-end de septembre, à Cognac. http://avant.scene.cognac.free.fr
Date de publication : 30/06/2005
Inséré le : 30/06/2005 00:00
Thèmes : arts de la rue,