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Une fourmi et des hommes
A force de fusions improbables, le label californien Anticon redynamise le hip hop.
Tim HOLLAND
source : octopus // date de publication : 01/01/2003 // 9396 signes
Ces derniers mois, l'essoufflement du hip hop conventionnel a donné lieu à d'heureux métissages du genre. Si ces confortables fuites en avant laissaient entrevoir une remise en question esthétique du hip hop et du rap, les récentes productions d'Anticon semblent avoir procédé sans attendre à cette excitante réforme du style. Tim Holland nous éclaire sur cette entreprise et ses plans d'actions. |
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A l'Ouest, du hip hop Avant même d'être un label, Anticon est une famille d'artistes dont les membres, en quête d'une dynamique créative et d'un public, ont quitté l'Oregon, l'Ohio ou le Maine entre 1998 et 1999 pour investir les quartiers d'Oakland, sur la baie de San Francisco. Le hip hop peu conventionnel de ce collectif composé de rappeurs, musiciens, poètes et graphistes, après s'être attiré les critiques des producteurs de rap moins progressistes et de leur public, a aujourd'hui trouvé un équilibre artistique, un rythme de production et surtout une audience hétéroclite à son image. Allant à l'encontre des nombreux et persistants clichés hip hop, les « anticoniens » ont en commun une vision plutôt pessimiste du monde qui les entoure alliée à une bonne dose d'humour. Tous blancs de peau, et animés par un mal-être que l'on croyait être l’apanage des gratteux tristes du blues et de la pop lo-fi, ces troubadours hip hop aux dégaines d'ahuris érudits ont en commun un unique mode d'expression, le rap, qu'ils pratiquent depuis leur pré-adolescence et qu'ils n'ont cessé de libéraliser et de repenser. A la manière dont Radiohead redéfinit la pop, Godspeed You ! Black Emperor dérègle le rock, Anticon désenclave le hip hop en l'ouvrant au post-rock et à la musique électronique. Et cette évolution musicale va de pair avec la mise à mal du format rap et de ses inspirations. Au final, il semble plus aisé de faire état de ce qu'Anticon n'est pas, ou n'est plus, que de ce qu'il est vraiment.
Christophe TAUPIN |
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Gagnez des invitations pour le festival Hors Saison d'Arcadi, le dernier spectacle de Nasser Djemaï, Invisibles, au Tarmac à Paris, la pièce SUN de Cyril Teste au Carré - Les Colonnes à Saint-Médard-en-Jalles près de Bordeaux, le magnifique Salves de Maguy Marin au Manège de Reims, ainsi que la compagnie Retouramont au Théâtre de Châtillon. Et toujours, à Bordeaux, découvrez la pièce d'Arthur Schnitzler, Chemin solitaire, mis en scène par les flamands tg STAN au TnBA. A l’Agora d’Evry, venez découvrir Fauves de Michel Schweizer et Les Fuyantes de Camille Boitel et Boris Gibé dont on vous parle dans le numéro en cours ; à Lyon, rendez-vous au Théâtre Nouvelle Génération/CDN ; partez à Genève pour le festival Black Movie, vivez du théâtre documentaire au Lieu Unique, à Nantes ; transportez-vous vers le futur à la Gaîté Lyrique, à Paris. Mais aussi des moments improbables au VRAK Festival en Belgique et du malambô à Bonlieu à Annecy ! Et toujours, découvrez l'ensemble de la programmation du premier trimestre du Centre culturel André Malraux à Vandœuvre-lès-Nancy.
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