brève / notice Théâtre du cru Ivan Viripaev Ivan VIRIPAEV
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 17/12/2007 // 15067 signes
Ivan Viripaev construit son théâtre sur les décombres de la société actuelle pour en faire éclater les paradoxes. Un détournement acerbe et d’une folle liberté, porté par l’élan du théâtre documentaire russe des années 1990.
Attention, vous n'avez actuellement pas accès à l'intégralité de ce document.
Pour accéder au text intégral, vous devez vous connecter dans votre espace club avec les codes fournis lors de votre abonnement à la revue. Si vous n'êtes pas abonné(e), vous pouvez accéder à l'ensemble des ressources de mouvement.net en vous abonnant à la revue ou en souscrivant pour un droit de consultation sur Internet de 12 mois. Un fois connecté(e), vous accéderez sans autre manipulation à l'intégralité des contenus de mouvement.net. s'abonner à la revue souscrire aux ressources en ligne (bientôt disponible)
Biographie/ Né à Irkoutsk (Sibérie) en 1974, Ivan Viripaev étudie à l’Ecole de Théâtre d’Irkoutsk, puis travaille comme comédien avant de revenir à Irkoutsk pour fonder sa propre compagnie. En 2000, il présente Les Rêves au Premier festival du théâtre documentaire à Moscou. Contraint de quitter sa ville natale à la suite de pressions exercées par des institutions théâtrales locales, il s’installe à Moscou en 2001 et participe à la création du « Centre de la pièce nouvelle et sociale » Teatr.doc. En 2003, Oxygène y est créé dans une mise en scène de Viktor Ryjakov. Ce spectacle reçoit de nombreux prix, en Russie et à l’étranger. Avec Genèse 2 (2004) et Juillet (2006), Ivan Viripaev prend ses distances avec le Teatr.doc. En 2005, il écrit et réalise son premier long-métrage, Euphoria. Il travaille actuellement à la production de son prochain film, Oxygène.
Un grand coup dans le ventre mou du culturellement correct ballonné de bonne conscience ! Avec Ivan Viripaev, c’est du théâtre en apnée qui file comme une tornade sur les attendus de la représentation, et dégoupille les interdits scellés dans la cire consensuelle du bien pensant. Le jeune auteur, comédien et cinéaste russe livre une diatribe aussi acérée qu’ironique contre l’état du monde et les errements d’une époque en perdition morale. Un geste qui tranche avec les fades ersatz et autres distractions corsetant la scène russe. Si, au tournant des années 1990, la Perestroïka avait pu insuffler un tourbillon vivifiant sur les planches, libérant d’un coup les auteurs cloîtrés sous le pesant couvercle du régime soviétique(1), l’effervescence moscovite et la prolifération de théâtres-studios plus ou moins expérimentaux se sont bien vite assagies. La solidarité et la passion pour la chose politique ne résistèrent guère à la pression « divertissante », voire à la discrète censure du « chacun pour soi »(2). Quant aux quelque 600 théâtres d’Etat disséminés sur le territoire, l’alternance continua à y primer sur l’alternative, le répertoire sur la dramaturgie contemporaine… « Au temps de la maudite Russie des soviets, que les artistes ont quittée en riant de bonheur et en brûlant publiquement leur carte du Parti, il existait une opinion publique, malgré le Parti communiste, malgré le KGB. Les intellectuels, les créateurs avaient un système de valeurs et une influence sur les esprits et les âmes de leurs concitoyens. […] Aujourd’hui, avec le capitalisme et la démocratie, la société civile n’est qu’une chimère. Car elle ne peut exister qu’en présence d’une conscience civique, d’une opinion publique, dont les personnalités culturelles doivent être le moteur », déplorait en 2002 Victoria Chokhina, dénonçant «les silences assassins de l’élite culturelle » dans la Nezavissimaïa Gazeta(3) . Même constat pour l’auteur Mikhaïl Ougarov : «Aujourd’hui la tradition du grand théâtre russe est morte […]. Nous n’avons plus de théâtre contestataire, de théâtre qui menace, ne serait-ce qu’un petit peu, le monde, soi-même ou la foule, ou un quelconque gouvernement. […] Nos spectacles sont absolument inoffensifs. » (4)
Gagnez des invitations pour les festivals Danse et vous à L'Avant-Scène de Cognac et Les Détours de Babel à Grenoble et en Isère,Les Journées Grame à Lyon. A Paris, découvrez le dernier spectacle de Issam Bou Khaled, Banafsaj, auTarmac,le concert de Nils Frahm au Café de la danse et deux spectacles à La Maison de la Poésie. A Bordeaux, au TnBA, découvrez deux metteurs en scène, à Nantes au Lieu Unique, la dernière pièce de Joris Mathieu. A Bonlieu, à Annecy, deux duos chorégraphiques sont remis au goût du jour et près de Grenoble à l'Amphithéâtre de Pont-de-Claix suivez l'Introspection de Gwenaël Morin. Et toujours, transportez-vous vers le futur à laGaîté Lyrique, à Paris, et découvrez l'ensemble de la programmation du premier trimestre du Centre culturel André Malraux à Vandœuvre-lès-Nancy.
En écho aux événements d’Athènes, Mouvement vous propose cette quinzaine la bande-annonce du spectacle de la compagnie italienne Motus : Alexis. Une tragédie grecque, partant d'un fait divers.Le 6 décembre 2008 : Alexis, 15 ans, est tué d'une balle en pleine poitrine par un policier, à Exarcheia, quartier central et anarchiste d'Athènes. Dans une situation sociale et politique dégradée, cette mort met le feu aux poudres et déclenche une vague d'insurrection sans précédent... Depuis 2009, Enrico Casagrande et Daniela Nicolò mènent un travail autour des révoltes contemporaines à travers la figure d'Antigone. Pour en savoir plus, lire l'article de Bruno Tackels dans lenuméro 57.