compte rendu Frottement de cervelles Electrobolochoc au château de Paray-le-Frésil
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 29/04/2009 // 3365 signes
Le château de Paray-le-Frésil, à l’initiative de l’association Veauce Populi, accueillera début mai la cinquième édition de l’Electrobolochoc, événement transdisciplinaire indéfinissable, « workshop » entre partie de campagne, laboratoire et séance de brainstorming…
« Electrobolochoc. » Difficile de circonscrire la manifestation en question, après les « mises en garde » des organisateurs. « Electrobolochoc n’est pas : un festival, une foire, un colloque, un centre d’art, un lieu d’exposition, une galerie, un théâtre, une scène nationale, un concert ». Electrobolochoc est néanmoins un événement, « en tant qu'il dispose ses acteurs à se tenir au plus près du surgissement de leur singularité dans la présence, proche du dévoilement, il relève en effet de ce que Heidegger a conceptualisé à travers l’Ereignis, terme traduit par « avènement ». […] l’Electrobolochoc est l’événement de l’« ouverture », par lequel devient visible le devenir de l’être, c’est-à-dire moins la représentation de nos talents que ce qu’ils permettent d’atteindre d’universel dans l’acte de présentation initiale. »(1)
L’événement, formellement parlant, consiste en une rencontre (au sens fort du terme) transdisciplinaire, dans le cadre d’une « micro-résidence » de 10 jours au château de Paray-le-Frésil (à 3h30 de Paris), d’une cinquantaine de créateurs investis dans la philosophie, la logique, l’écriture, théâtrale ou littéraire, l’art contemporain, les musiques actuelles, la danse… Les participants sont invités chaque année à investiguer les « modes fondamentaux de la création », chacun apportant son point de vue, sa pierre à l’édifice. Si les précédentes éditions exploraient tour à tour les notions de « déplacement », « répétition », « jouissance », « sécrétion », et « abandon », l’Electrobolochoc cru 2009, aura pour socle commun la « sépulture ». Le dernier volet de ce programme d’expérimentation quinquennal traitera donc du rapport de l’artiste au geste finissant le processus artistique, à l’achèvement de l’œuvre, et à la finalité d’un tel objet. Ainsi, la boucle aura été bouclée : on aura, en cinq éditions, « fait le tour » du processus créatif dont on aura tâché de décrire les forces à l’œuvre.
Au programme cette année, les interventions de « personnalités » de tous horizons : philosophie, logique, esthétique, critique, littérature, arts visuels et vivants (dont musique, danse, vidéo, performance, théâtre…), domaines de connaissance et de savoirs où s’illustrent Paul-Victor Duquaire, Alessio Moretti, Christine Bernier, Marcin Sobieszczanski, Dominique Forest, Grégory Bonnault, Soizic Lebrat et Joëlle Basso, pour ne citer qu’eux. Notons au passage la présence annoncée de Fabrice Lombard (psychiatre et psychanalyste), Sixtine Drossart (égyptologue, archéologue, linguiste), et Théo Marie Luce (voyante), qui ne manqueront pas d’apporter un regard complémentaire sur la question. Tous ces « profils » augurent autant d’approches et sources multiples dont l’éclairage croisé nous permettra de mieux appréhender l’objet du « débat ». Ces ultimes soubresauts « électrobolochoquesques » autour de la « sépulture », seront, à n’en point douter, des plus vivifiants.
1. Paul-Victor Duquaire, philosophe et ingénieur, « inventeur » de l’Electrobolochoc et co-organisateur des différentes éditions de l’événement, aux côtés d’Alessio Moretti.
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