compte rendu Interstices entre poids du corps et choc des personnes bi-portrait Jean-Yves de Michaël Phelippeau et Nos solitudes de Julie Nioche
source : Les éditions du mouvement // date de publication : 15/02/2010 // 8852 signes
bi-portrait Jean-Yves de Michaël Phelippeau et Nos solitudes de Julie Nioche explorent des zones troubles de la danse. Tandis que le premier tisse une nouvelle relation à l’autre, la seconde transcende les lois de la gravitation.
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Il est encore des observateurs de la scène pour considérer qu’une représentation où l’on entend des gens parler sans qu’ils bougent énormément, ne saurait être rangée que dans la catégorie « théâtre ». Si ces mêmes observateurs resserrent encore cette catégorie dans le registre du seul théâtre de représentation, alors on comprend que bi-portrait Jean-Yves, de Michaël Phelippeau, puisse leur sembler d’un niveau amateur, et émaillé de désolantes blagues de potache. C’est du reste le mérite de la programmation Hors-Série du Théâtre de la Bastille, que de stimuler émotion et débat, en confrontant un public qui n’y est pas acquis d’emblée, à des formes très indisciplinées, portées par des artistes chorégraphiques. Là bi-portrait Jean-Yves a de quoi laisser perplexe. En cela pourrait même consister sa principale qualité. Cette pièce s’aventure dans les incertitudes flottantes d’une improbable rencontre. Dans les interstices qui y apparaissent, se joue souvent le plus fin des acquis de la danse-performance – faudrait-il dire le la présence-performance. Rien à voir, donc, avec le théâtre. Surtout pas le théâtre de représentation. Et cela sans s’interdire des jeux de plaisante humeur, ce qui ne gâche rien.
Crédits photos : Nos solitudes de Julie Nioche. Photo : Agathe Poupeney.
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En écho aux événements d’Athènes, Mouvement vous propose cette quinzaine la bande-annonce du spectacle de la compagnie italienne Motus : Alexis. Une tragédie grecque, partant d'un fait divers.Le 6 décembre 2008 : Alexis, 15 ans, est tué d'une balle en pleine poitrine par un policier, à Exarcheia, quartier central et anarchiste d'Athènes. Dans une situation sociale et politique dégradée, cette mort met le feu aux poudres et déclenche une vague d'insurrection sans précédent... Depuis 2009, Enrico Casagrande et Daniela Nicolò mènent un travail autour des révoltes contemporaines à travers la figure d'Antigone. Pour en savoir plus, lire l'article de Bruno Tackels dans lenuméro 57.