Bruno Perramant, LOVE’S MISSING
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Bruno Perramant

Beaucoup imaginent Bruno Perramant, à l’écart du monde. Le peintre serait isolé dans son atelier, entouré des auteurs qui lui sont les plus chers, Melville, Joyce, Kafka, Homère, souvent cités dans ses toiles savantes. Sa dernière exposition, à la galerie In Situ-Fabienne Leclerc, prouve qu’il n’en est rien. Si l’esprit de ces écrivains y est présent, il y côtoie d’autres compagnons de routes : de Boris Charmatz à Eric Reinhardt en passant par Yves-Noël Genod, Grand Magasin, Olivia Granville ou Yannick Haenel, Bruno Perramant aime à faire œuvre avec les meilleures forces de la création actuelle. 

Par Alain Berland publié le 21 mai 2021

Dans le très beau texte écrit à l’occasion de votre nouvelle exposition, l’écrivain Yannick Haenel affirme que la peinture est une arche et que vous êtes un Noé qui cauchemarde. Que pensez-vous de cette assertion ?

Bruno Perramant : « Une des caractéristiques de la pensée de Yannick Haenel, est de ne jamais occulter la possibilité de l’indemne. (...)