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Sur le front ukrainien, il y a des hommes de toutes générations. Les pères de famille y sont allés sous la contrainte et parfois à reculons ; leurs fils, exaltés par le drapeau et l’urgence de la situation, ont pris les armes volontairement. Mouvement est allé à la rencontre de la jeunesse combattante, celle qui passe ses permissions au cimetière, a de l’arthrose à 18 ans, mange des bonbons et veut rendre fiers ses parents. La guerre modèle les hommes à son image.

Un reportage extrait du n°128 de Mouvement



À l’est de Kharkiv, une unité militaire en devenir s’entraîne. Six garçons s’extraient d’un véhicule blindé imaginaire. Sous leurs casques, des visages juvéniles, des regards naïfs mais déterminés. Ils ont pour consigne de prendre d’assaut un abri « ennemi » niché entre les pins, à une cinquantaine de mètres. Les conifères protègent ces jeunes recrues ukrainiennes des drones de renseignement russes, ceux-ci bien réels. Tous ont moins de 25 ans, l’âge d’enrôlement obligatoire dans les forces de Kyiv. Ils ont volontairement signé un contrat d’infanterie leur promettant, contre leur engagement, un bonus d’un million de hryvnias (environ 20 500 euros). Le claquement des armes automatiques déchire la quiétude de la forêt. « Je défends ma famille et mon pays. Je veux qu’il soit libre. Je ne pense pas que ce soit de l’idéalisme : chacun devr

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