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Un récent rapport dénonce le fonctionnement à deux vitesses de la police britannique : les émeutiers d’extrême droite sont très rarement poursuivis, en vertu de leur patriotisme ; les militants propalestiniens et les activistes climat passent leur vie dans les prétoires. Ainsi va la guerre culturelle : on est à deux doigts d’élever l’émeute raciste au rang des traditions vernaculaires. La responsabilité du gouvernement travailliste est immense dans cette affaire. Reportage à Londres autour du 5 novembre, anniversaire de la conspiration des poudres de Guy Fawkes, et à la veille des grands procès.

Un reportage extrait du numéro 128 de Mouvement



Considérez ces deux propositions : « J’encourage les gens à accrocher des drapeaux britanniques dans les rues. J’en ai moi-même un dans mon appartement. C’est patriotique, un parfait symbole de notre nation. » Puis : « Ce n’est pas parce que manifester est un droit qu’il faut l’utiliser. Je pense que ces comportements sont déshonorants et fondamentalement non-britanniques. » Ces deux commentaires émanent du gouvernement travailliste actuellement au pouvoir au Royaume-Uni. Le premier, du chef Keir Starmer, fait référence à l’initiative « Raise the Colours », téléguidée par des néonazis notoires, qui consiste depuis l’été dernier à draper le pays dans des croix de Saint-Georges et des Union Jacks. L’opération patriotique comporte un volet « émeute raciste devant un foyer d’accueil pour demandeurs d’asile » et le tout a culminé en centre-ville de Londres, le 13 sep

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