Si le festival genevois célèbre cette année ses cinquante ans, partout ailleurs l’ambiance n’est pas vraiment à la fête. Loin de détourner le regard, La Bâtie conçoit cette nouvelle édition comme l’opportunité de créer de nouveaux espaces de communautés et concevoir ensemble les méthodes de résistance de demain. Avec le duo Shabaab, la chorégraphe Samar Haddad King rend hommage aux amitiés masculines arabes, celles qui se construisent malgré les occupations et les guerres. Wallace Ferreira et Davi Pontes retournent quant à eux l’hostilité subie par les communautés queer contre l’oppresseur et développent leur propre technique d’auto-défense dans la trilogie Repertório. Unir ses forces, c’est également ce que prônent Bonnie Banane et Soa Ratsifandrihana. Sur une note plus légère, la chanteuse et la chorégraphe combinent leurs univers et imaginent avec Quelle Aurore une performance pop et déjantée sur tapis roulant, pour s’émanciper enfin des algorithmes et du doomscrolling.
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