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Scènes
Seule en scène, guitare électrique en renfort, Juliette Fribourg fait de son personnage de gynécologue le sismographe d'un droit fondamental sans cesse remis en jeu : celui de l’avortement.
En ouvrant sa cuisine, Daniele De Michele fait d’une recette de pâtes le fil conducteur d’une anthropologie intime de l’Italie du Sud, entre fascisme refoulé et gestes de résistance.
La recette est simple : prenez onze danseur·euses virtuoses issu·es de l’underground, réunissez-les sur scène et voyez ce qui se passe. Avec intensité et sans prétention, Amala Dianor donne lieu à une expérience de danse joyeuse. Ici, « rencontre » et « partage » sont bien plus que des catchwords sur une feuille de salle.
Comment agir dans un monde où la violence semble inévitable ? La metteuse en scène Pauline Bayle plonge dans l’une des plus grandes épopées de la culture indienne, le Mahabharata, pour interroger les chemins qui mènent à l’usage de la force et à la violence. À travers le conflit meurtrier qui oppose deux clans d’une même famille, huit interprètes féminines font résonner les dilemmes de cette fresque monumentale avec les tensions contemporaines. Une manière, pour nous aussi, de questionner notre place dans le monde et notre propre capacité à agir. Mouvement vous emmène dans les coulisses de la création du spectacle au Théâtre Public de Montreuil.
Motif récurrent de la fiction et des arts vivants, le dance contest est une démonstration brutale de la mise en concurrence des corps par le capitalisme. Accompagnée des danseur·euses de la compagnie Carte Blanche, la chorégraphe grecque Katerina Andreou livre sa version d’un techno-marathon, sans pitié, mais toujours avec précision.
La chorégraphe Mathilde Monnier s’associe à la percussionniste Lucie Antunes pour une création musicale et chorégraphique. Le résultat : un Silence commun, qui relègue la danse en second plan et exalte la musique.
Dans Salma, Mon Amour, Ahmed El Attar brosse le portrait d’une richissime famille du Caire ébranlée par la guerre à Gaza. Entre conflit générationnel et humanitaire, le metteur en scène égyptien fait tomber les masques.
Pour son premier spectacle, le performeur et metteur en scène Anthony Martine raconte, sur le mode du conte médiéval, son expérience d’homme noir et queer dans une société majoritairement blanche et hétéro. Ou quand le politique rencontre les paillettes.
Avec Vision, les chorégraphes Éric Minh Cuong Castaing et Aloun Marchal et la dramaturge Marine Relinger collaborent avec quatre artistes malvoyant·es et conçoivent un spectacle participatif qui remet en cause notre conception du spectaculaire.