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Scènes
Que vaut un vêtement hors de son contexte ? Essayez donc d’aller à une réunion pro en pyjama, les réactions devraient être gratinées. Bérangère Vantusso pose la question avec Faire le Beau, sa nouvelle création. À l’aide d’une tonne de tissu, de cinq comédiens et d'une musicienne, la metteuse en scène explore la portée politique du vêtement.
Notre mémoire nous joue parfois des tours. Dans This is Unreal, co-écrit avec Pierre Godard, Liz Santoro retrace sa vie au prisme de sa paramnésie, une maladie bénigne qui lui génère des souvenirs fictifs. IA à l’appui, l’artiste se lance dans une autobio fantasque et dansée, entre mémoire humaine et synthétique.
Dix-huit ans après sa pièce culte L’effet de Serge, le metteur en scène Philippe Quesne rouvre l’appartement mythique de son anti-héros. Dans Le paradoxe de John, le logement est devenu une galerie d’art et une troupe d’artistes y expérimente la fine frontière entre vacuité et geste poétique. Une méditation sur la valeur de l’art et les fragiles convictions de ceux qui en fabriquent.
Un poème du XIIe, un rideau vert, un peu de danse et quelques illusions sonores : il n’en faut pas plus au collectif La Tierce pour tutoyer le mystère. Dans leur Contreclé, quatuor surréel tout en passe-passe imaginaire, pas besoin d’en croire ses yeux : l’invisible pèse plus lourd que le visible.
Adapter Boris Vian à l’opéra ? Le compositeur russe Edison Denisov s’y essaie dans un spectacle excentrique mais bancal. Extravagances visuelles, Paris d’Épinal, partition entre jazz et classique : le surréalisme du XXème est-il soluble dans l’opéra du XXIème ?
Déambulation chorégraphiée par Cedric Mizero, Umunyana s’interroge sur un souvenir qui le tiraille depuis l’enfance : comment une société peut-elle vénérer « la vache sacrée » mais d’un même geste en abattre des troupeaux ?
Le metteur en scène Sylvain Creuzevault et sa troupe plongent dans les méandres du pouvoir et du capital avec Pétrole. L’œuvre monumentale inachevée de Pier Paolo Pasolini explore les zones les plus sombres du désir et de la corruption, sur fond d’Italie des années 1970. Mouvement vous emmène en coulisses de la création du spectacle à Bonlieu Scène nationale Annecy.
C’était le 11 octobre dernier, en clôture du festival Actoral. Mouvement s’interrogeait sur la sur-thématisation des objets culturels, en particulier dans les arts vivants. Dans le panel : Carolina Bianchi, metteure en scène brésilienne ; Julien Gosselin, metteur en scène et directeur de l’Odéon-Ateliers Berthier à Paris ; Chloé Tournier, directrice de la Garance à Caillon ; Morgan Labarre, directeur de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon ; modération : Thomas Corlin, rédacteur en chef de Mouvement.
Lorsque les mots ne parviennent plus à dire, les gestes peuvent-ils suffire ? Pour raconter sa mère souffrant d’Alzheimer, Malika Djardi compose un dialogue dansé mêlant archives vidéo et chorégraphie.