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Scènes
Pour sa première production lyrique, la metteuse en scène projette le fameux mythe dans le contexte du masculinisme contemporain et remet Orphée face à ses responsabilités. Une relecture pertinente, portée par une prestation musicale impeccable et truffée de cowboys et de slime fluorescent.
La famille Kardashian a fait fortune en partie grâce à ses « enfants-influenceurs ». Depuis, le modèle a inspiré plus d’un parent. Avec Influent Mum, Asja Nadjar expose le mal-être et les faux-semblants de ces parents addicts aux réseaux sociaux dans un huis-clos acerbe.
La famille tue – ou du moins, elle tue les femmes. C’est le constat glaçant de ce mythe de Sisyphe revisité à la sauce domestique, que met en scène la Sicilienne Emma Dante dans une farce théâtrale excessive mais cruellement réaliste.
Gurshad Shaheman fait du drag avec des références qui lui sont proches : les cantatrices de la pop iranienne, celles qui seront condamnées au silence après la révolution de 1979. Autobiographique, Cabaret Téhéran cultive la nostalgie d’une nation iranienne festive et créative.
Mettre en mouvement les foules, Boris Charmatz sait faire. Pourtant, dans SOMNOLE et Muette, il est seul sur scène, sans autre musique que celle produite par son propre corps. À l’occasion de plan D, temps fort du CND à la MC93, le chorégraphe présente ces deux pièces en miroir.
Éphémère, instantanée : qu’est-ce que la performance peut nous dire en 2026 ? Pour en dresser le panorama, le Centre Wallonie-Bruxelles lance son marathon annuel de douze heures, toutes sensibilités confondues. Au programme cette année : 45 propositions, beaucoup de cabaret et pas mal d'interactivité.
Dans leur nouvelle expérience plastique et scénique, le tandem catalan scrute le dévoiement du langage par le pouvoir dans un recueil de « contes » satiriques. Une forme stimulante qui n’opère jamais mieux que quand elle se moque d’elle-même.
La metteuse en scène polonaise Ewelina Marciniak détourne l’opéra de Händel pour livrer un récit d’émancipation féminine. Une réussite pop et habile, portée par une belle prestation musicale d’Emmanuelle Haïm et du Concert d’Astrée.
Chantal Akerman inspire à Maëlle Dequiedt un seul-en-scène tout en douceur qui fait infuser les préceptes de la réalisatrice belge dans le quotidien de la comédienne.