Maldoror
Julien Gosselin
Comment le verbe se saisit-il du mal ? La question, impénétrable, grouille sous les pierres les plus brûlantes de la littérature. Les Chants de Maldoror du Comte de Lautréamont est de celles-là, déflagration nihiliste et proto-surréaliste devenue l’une des références du XIXe siècle. Son esprit contamine le nouveau spectacle-machine de Julien Gosselin, d’une durée de cinq heures, qui nous immerge cette fois-ci dans l’Amérique latine des années 1970 telle que décrite par un autre auteur, plus contemporain celui-là, le Chilien Roberto Bolaño. Un montage textuel extravagant déployé dans un panorama à la scène comme à l’écran des passions humaines les plus violentes, la signature Gosselin. (TC)
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