Bouches ourlées, mines effarées, collants résilles et réparties acerbes : cette année, le cabaret fait son grand retour au théâtre. Haut-lieu de communion populaire, le Carreau du Temple n’est pas en reste et reçoit parmi les plus extravagantes figures de la scène. Pour le projet PARIS-BERLIN, le cabaret parisien La Bouche, mené par l’artiste Soa de Muse, s’associe aux Allemands de The Velvet Creepers, qui se décrit comme un « Cabaret de la Weimar sous acide », à la croisée du burlesque et du clubbing berlinois. De l’autre côté de l’Atlantique, la Martiniquaise Nadia Chonville a imaginé Kabarè Z, une revue féministe et queer qui pose un regard décolonial sur le genre et puise dans l’histoire de résistance de la Caraïbe. Autre jumelage improbable, Belle(s) de scène est né de la rencontre entre le cabaret La Sirène à Barbe, que mène Nicolas Bellenchombre à Dieppe, et la vision du chorégraphe contemporain Olivier Dubois. Pour compléter cette programmation, les grilles du square du Temple Elie-Wiesel se parent de photographies d’archives pour historiciser cet art ancien et subversif qui aura résisté à toutes les mutations de la société. Enfin, si vous souhaitez vous initier au playback, à la danse et au scandale, deux ateliers sont proposés en résonance avec les projets PARIS-BERLIN et Belle(s) de scène.
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