Les révolutions font de bonnes images. Les résistances, beaucoup moins. Plus humbles, plus silencieuses, elles avancent souvent dans l’ombre. Au MAIF Social Club, Semons nos résistances réunit quinze artistes aux univers divers. Se côtoient ainsi les constellations textiles de Marie-Claire Messouma Manlanbien et les installations de Tiphaine Calmettes, nourries par la cuisine, l’agriculture et les savoir-faire vernaculaires. Tandis que Cha Gonzalez explore, par la photographie, les marges de la nuit. Dessins, sculptures, vidéos et œuvres participatives interrogent notre capacité à faire face à l’épuisement écologique, aux inégalités sociales et aux récits hégémoniques. Résister peut signifier réparer, transmettre ou simplement apprendre à vivre autrement. Cette exposition collective – et gratuite, comme le propose le lieu chaque année – vient rappeler que les changements les plus profonds commencent rarement par un grand soir, mais par une multitude de gestes qui, peu à peu, deviennent impossibles à ignorer. (PAL)
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