Un entretien extrait du numéro 129 de Mouvement
Mexico Médée traite, entre autres, de maternités, voulues ou avortées, militantes ou résignées. Et vous, quelle mère avez-vous eue ? Votre littérature en est-elle l’héritage ?
(Rires) Certainement pas. Ma mère n’a jamais aimé lire, ni l’art en général – je parle de la culture savante. Ce n’est pas quelqu’un à qui tu peux dire : « Je t’emmène dans un musée. » Même pas en rêve. Elle irait peut-être au Louvre mais parce que c’est le Louvre et que c’est Paris. Elle a lu la moitié de mon premier roman, Chiennes de garde, et elle m’a dit : « Je ne comprends pas comment ils peuvent publier ça ni comment les gens peuvent le lire. » Ça ne l’intéresse absolument pas. Son truc, c’est la culture populai

