Un reportage extrait du numéro 129 de Mouvement
« C’est un peu un roquet. Il parle peu. S’il aime pas ta gueule, tu vas vite le sentir. » La bonne nouvelle, c’est que notre gueule a l’air de plutôt bien lui revenir. Le bouilleur – qu’on appellera Lantier – se montre presque avenant. Peut-être parce qu’on est arrivé avant le lever du soleil dans ce coin de Sologne, entre la poire et la quetsche. Posté non loin de sa machine à gnôle qui ronronnait déjà depuis quelques heures, il en était presque étonné, lui qui s’attendait à voir débarquer le journaliste aux heures officielles. L’homme a baissé la garde : on a pu l’observer à loisir et passer derrière l’alambic et les nuages de vapeur. C’est que Julien, notre source, nous avait prévenus : « Si tu déclares pas tout, tu viens chercher tes bidons à 5 ou 6 heures du mat, de nuit quoi. Il te charge et il te dit que c’est ton probl

