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À Damas, dans les couloirs encore poussiéreux de l’ancienne propagande baasiste, une poignée de journalistes issus des médias d’opposition s’affaire à redonner vie au service public d’information syrien. Mais derrière l’enthousiasme de la révolution médiatique, des zones d’ombre demeurent : poids du passé, surveillance persistante et liens ambigus avec le nouveau pouvoir se frottent aux idéaux de la liberté d’expression et aux espoirs de meilleurs lendemains.

Une enquête extraite du n°127 de Mouvement



Surtout, ne rien prendre en photo. Ni les vieilles stations de mixage encastrées dans leurs pupitres de bois foncé, ni les faders multicolores mal alignés, ni les écrans noirs figés sur des logos Windows 2000. C’est à peine si Moussa Al-Baker consent à entrouvrir la porte qui mène au plateau du nouveau et « très attendu » talk-show politique du matin. Là, une lumière blessante se déverse par la fenêtre, faisant luire le skaï d’un canapé blanc qui, bientôt, accueillera les invités. Derrière, en contrebas, l’éternelle place des Omeyyades, cœur arythmique de Damas, s’enroule autour des bottes de cuir et des casques à visières solaires des agents de circulation, des taxis jaunes rayés de poussière bondissant sur l’asphalte, des passants &

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