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En France, 40 000 personnes bichonnent toute l’année les centrales nucléaires. Sous-traitants ou intérimaires, ils sillonnent le pays et dorment en gîte ou en camion, au gré de leurs affectations. Les nomades de l’atome forment une caste prospère et légèrement radioactive. Mouvement est allé tendre son micro sur les parkings au pied des réacteurs, entre la PS5 et le taboulé.


Un reportage extrait du numéro 129 de Mouvement



Le silence est total aux abords du lac du Mirgenbach, en Moselle. On perçoit tout juste le bourdonnement d’une scie à bois, venu de la forêt qui recouvre cette même terre où des soldats plantaient jadis leurs bottes et leurs baïonnettes. Entre Sentzich et Boust, les vestiges de la ligne Maginot enserrent aujourd’hui quatre épaisses cheminées de béton armé. Derrière le contour des hêtres et de leurs branches nues, la centrale nucléaire de Cattenom repose, paisible, entre des champs piqués par le givre. Les muscles raidis, crachant une buée pleine, Antony déambule entre ces volumes pensés par l’architecte Claude Parent au lendemain des chocs pétroliers des années 1970. Le trentenaire surveille la mise en place des charpentes métalliques conçues pour protéger les câbles qui serpentent depuis la salle des commandes, en cas de tornade.

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