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C’est à Nuremberg que les puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale s’étaient donné rendez-vous pour juger les chefs du Troisième Reich et donner naissance à la justice pénale internationale. 80 ans plus tard, notre journaliste Wilson Fache, ancien correspondant en Palestine, s’est rendu sur place pour enquêter sur son grand-père résistant, et dresser le constat d’un idéal bafoué.

Un reportage extrait du n°127 de Mouvement



La directrice de la prison m’accueille en allemand dans son grand bureau lumineux et me fait signe de m’asseoir autour d’une table en bois orangé qui ressemble à du plastique. Dans un cérémoniel qui tend à démontrer que je suis un invité respecté, elle m’offre d’abord un café, puis revient vers moi en me présentant un plateau sur lequel sont disposées une douzaine de parts de gâteau bavarois découpées en rectangle. « Ce sont les prisonniers qui les préparent ici même dans notre boulangerie », précise-t-elle alors que je choisis la part qui semble contenir le plus de cerises. Nous échangeons encore quelques banalités puis elle me demande de raconter alors je raconte. Mon grand-père, Adrien Fache, avait rejoint la résistance à l’âge de 20 ans pour combattre l’occupation nazie de la Belgique comme agent de renseignement, faisant transiter dans des cruches à lait à double-fond ou dans le cadre de son vélo des documents secret

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