Vos précédents spectacles étaient intenses : vous parliez de « théâtre cardiaque ». Ce n’est plus le cas avec Pétrole.
Ah. C’est chiant, c’est ça ? (rires). Pétrole est une suite de notes, il n’y a pas d’intensité, pas d’action, pas de dialogues. Pas de situation. Aucun des éléments de la dramaturgie classique. Il a fallu les inventer. J’ai toujours imaginé que le style de Dostoïevski était lié à ses crises d’épilepsie et que la théorie de la crise de Marx venait de sa furonculose : des pustules lui poussaient au derrière, partout. Dans Pétrole, la névrose du narrateur Carlo Valletti se traduit par une suspension. On pourrait alors imaginer que cette narration par notes qui s’élancent, s’arrêtent en brisant l’effet, est une longue relation sexuelle qui passerait son temps à différer sa conclusion. Le personnage le fait tout le temps : il se branle, remet son truc dans sa poche, puis se branle à nouveau.
L’intensité de vos pr&ea

