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Scènes
La chorégraphe Mathilde Monnier et la musicienne Lucie Antunes signent une création hybride, à la lisière du concert et de la pièce chorégraphique. Au plateau, un orchestre central, des interprètes en mouvement, et une transe qui s’invente en direct, entre textures sonores et circulations des corps. Mouvement vous emmène en coulisses de la création du spectacle à Bonlieu, scène nationale Annecy.
« Qui commet le meurtre d’un homme qui se tue ? » Cette question ouvre Thésée, sa vie nouvelle de Camille de Toledo — une enquête intime, poétique et familiale qui embrasse les blessures de l’histoire européenne. Sur la scène du Théâtre Vidy-Lausanne, Valérie Dréville et Guy Cassiers donnent corps à ce Thésée moderne et nous invitent, nous aussi, à parcourir le labyrinthe de la mémoire. Mouvement vous emmène en coulisses de la création du spectacle.
Angelin Preljocaj sublime le chaos de la perte dans cette envoûtante fresque chorégraphique. Un Requiem(s) au pluriel où l’on expie collectivement la mort pour mieux célébrer la puissance de la vie.
Qu’est-ce qu’une série de tentures du XVIe siècle peut raconter de notre époque ? Bien des choses, selon le binôme de chorégraphes Bryana Fritz et Thibault Lac qui revisite La Dame à la licorne dans Baby-Horn, pétulant duo aux airs carnavalesques.
La rencontre entre danse et handicap a conduit à une situation paradoxale. D’un côté, la recherche chorégraphique constitue désormais un outil de soin et d’émancipation pour les corps dits vulnérables. De l’autre, les danseurs professionnels, toujours sculptés et performants, ignorent tout de leur propre fragilité, au point de nier leurs blessures. L’universitaire Isabelle Ginot, engagée de longue date dans les croisements entre soin et danse, comble les impensés d’un milieu artistique qui apprend encore au contact de la vulnérabilité pendant que la société campe sur ses réflexes validistes. Une recherche à découvrir lors de la conférence « IN Vulnérables », le 11 avril.
Vous reprendrez bien un peu de philosophie ? Dans Tout doit disparaître, Stéphanie Aflalo se prépare à la mort de son père. Et la comédienne-dramaturge le fait à sa manière : à coup de rituels décalés ou de citations Yogi Tea. Un solo drôle et ingénieux sur la disparition des proches.
Dans un monde désertique, sept extraterrestres sont condamnés à l’errance. Pour sa première pièce de groupe, la chorégraphe Linda Hayford interroge les limites de la fiction face à l’embrasement du monde.
Depuis une dizaine d’années, l’artiste transmasculin égypto-finlandais Samira Elagoz déconstruit notre rapport au genre et au désir hétérosexuel. Et tous les moyens sont bons : interroger des hommes rencontrés sur Internet caméra au poing, documenter sa transition de genre en plein confinement, ou sa dernière relation amoureuse en ciné-conférence. Portrait d’un artiste à la croisée des formes et des genres, à découvrir aux Ateliers Berthier à Paris dès ce weekend.
Dans un logement collectif, neuf femmes délivrent leur version des conflits qui ont déchiré l’ancienne URSS. Des témoignages recueillis par Svetlana Alexievitch, Nobel 2015, et qui jaillissent aujourd’hui dans un dispositif théâtral en partie improvisé, signé Julie Deliquet.