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Scènes
La jeune garde circassienne a soif de nouveaux récits sur sa propre tradition. C’est l’ambition de Suzanne : une histoire du cirque, qui croise rencontre intergénérationnelle et recherche documentaire à l’écart des gros chapiteaux.
Si une météorite nous tombait dessus, que faire de nos derniers instants ? Dans une imposante scénographie immersive, Brigitte Poupart imagine une situation pré- et post-apocalyptique animée par des circassiens et des danseurs. Une mise en cause, sous les pirouettes et les figures dansées, de notre attitude face au désastre.
Dans Le Pas du Monde, nouvelle création de la Compagnie XY, vingt-cinq acrobates s’échignent à composer une succession de tableaux naturels plus vertigineux les uns que les autres. Une ultime tentative de réconciliation avec le vivant par les outils du cirque.
La Compagnie Rasposo aime le cirque à l’ancienne, sa poésie, ses agrès, son Guignol. Mais, après 35 ans d’existence, sa directrice Marie Molliens ouvre un espace pour interroger cet héritage et ses traditions.
Neta Oren et Pierre Laloge jonglent chacun à leur façon : Neta avec des balles, Pierre avec des mots. Dans une mise en scène intimiste, le rappeur narre les mouvements de la circassienne et les épreuves de la vie. Une pièce touchante malgré des inégalités dans le rythme.
Les maîtres de la couleur le savent bien : pour réfléchir la lumière, rien ne vaut l’obscurité. En peintres du mouvement, le circassien Martin Palisse et le metteur en scène David Gauchard dirigent les 6 étudiant·es de la promo sortante du CNAC dans une pièce surgie du néant et résolument tournée vers l’espoir. Se laisser abattre ? Plutôt crever.
Un one-man-cirque ? Il y a de ça dans Ceramic Circus, création bricolo de Julian Vogel. Poursuivant ses réflexions sur les matières et la fragilité, le Suisse y détourne les règles et les codes de l’art sous chapiteau.
Qui som ?, demande Baro d’evel, comme une question ouverte sur soi et le monde. Le duo culte franco-catalan met en œuvre tous ses arts pour y répondre dans une fresque philo-politique où le rire joue le rôle de dénominateur commun.
Le dernier rapport du Haut Conseil à l’Égalité est catégorique : les discours sexistes connaissent un net regain chez les jeunes de moins de 35 ans. Mais pas dans les rangs du CNAC, à en croire le spectacle de sortie d’école de la Promo 35. Avec Parce qu’on a toustes besoin d’un peu d’espoir, les douze étudiant·es circassien·nes guidé·es par Sophia Perez entendent porter haut la voix de la Gen Z qui connaît ses classiques féministes et surveille les rapports du GIEC.