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Scènes
Par Toutatis ! Olivier Martin-Salvan et Thomas Blanchard sont revenus au temps des Gaulois. Sous la plume de Marion Aubert, les deux comédiens fêtent leurs retrouvailles dans une pièce riche en grivoiseries et absurdités, pour le meilleur comme pour le pire.
Posé dans un domaine agricole, Alouettes sensibilise son public aux problématiques de la terre via une série de témoignages interprétés à la fraîche. Joyeuse, légère – sans doute trop –, cette nouvelle proposition de théâtre documentaire s’en remet à la douceur d’une après-midi champêtre pour éveiller nos consciences écolo.
« En tant que créateur, quelle est votre histoire ? » Pour le sixième volet du cycle Histoire(s) du théâtre, c’est au tour de Tiago Rodrigues d’affronter la fameuse question lancée par Milo Rau en 2018. Habité par la disparition d’un père charismatique, No Yogurt for the Dead aborde le sujet de la filiation et du deuil à travers une balade musicale et onirique en milieu hospitalier.
Dans un seul en scène qui met en miroir le regard du public, Mila Turajlić explore une mine d'or historique : le « fonds des actualités yougoslaves », des films de commande de l'ancien pays communiste, souvent tournés hors de ses frontières. Entre les mains de l'artiste serbe, ces documents deviennent le terrain d'une réflexion sur le passé et le sens des images.
Fut un temps où pour soulager les femmes « dépressives », on les enfermait dans leur chambre. Spoiler alert : ça ne marche pas. C’est tout le sujet du Papier peint jaune, nouvelle écrite à la fin du XIXe siècle par Charlotte Perkins Gilman, que la metteuse en scène Alix Reimer adapte au plateau.
« Qui commet le meurtre d’un homme qui se tue ? » Cette question ouvre Thésée, sa vie nouvelle de Camille de Toledo — une enquête intime, poétique et familiale qui embrasse les blessures de l’histoire européenne. Sur la scène du Théâtre Vidy-Lausanne, Valérie Dréville et Guy Cassiers donnent corps à ce Thésée moderne et nous invitent, nous aussi, à parcourir le labyrinthe de la mémoire. Mouvement vous emmène en coulisses de la création du spectacle.
Vous reprendrez bien un peu de philosophie ? Dans Tout doit disparaître, Stéphanie Aflalo se prépare à la mort de son père. Et la comédienne-dramaturge le fait à sa manière : à coup de rituels décalés ou de citations Yogi Tea. Un solo drôle et ingénieux sur la disparition des proches.
Dans un logement collectif, neuf femmes délivrent leur version des conflits qui ont déchiré l’ancienne URSS. Des témoignages recueillis par Svetlana Alexievitch, Nobel 2015, et qui jaillissent aujourd’hui dans un dispositif théâtral en partie improvisé, signé Julie Deliquet.
Un Tricount litigieux après des vacances entre amis, une divergence sur des goûts musicaux ou sur l’éducation à donner à ses gosses : dans un futur proche régi par l’IA et menacé d’effondrement, deux vieux potes en viennent aux mains pour des motifs futiles lors d’un jeu de ballon aux règles fictives. Serions-nous toujours à deux doigts de la violence dans notre quotidien ? C’est le postulat, en filigrane, de Pas de souci, petit match entre amis dans une salle de sport rétrofuturiste, écrit à trois par les comédiens Solal Bouloudnine, Maxime Mikolajczak et le metteur en scène Olivier Veillon. Un petit shoot satirique des temps modernes, où tous les coups sont permis.