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Scènes
Notre mémoire nous joue parfois des tours. Dans This is Unreal, co-écrit avec Pierre Godard, Liz Santoro retrace sa vie au prisme de sa paramnésie, une maladie bénigne qui lui génère des souvenirs fictifs. IA à l’appui, l’artiste se lance dans une autobio fantasque et dansée, entre mémoire humaine et synthétique.
Un poème du XIIe, un rideau vert, un peu de danse et quelques illusions sonores : il n’en faut pas plus au collectif La Tierce pour tutoyer le mystère. Dans leur Contreclé, quatuor surréel tout en passe-passe imaginaire, pas besoin d’en croire ses yeux : l’invisible pèse plus lourd que le visible.
Lorsque les mots ne parviennent plus à dire, les gestes peuvent-ils suffire ? Pour raconter sa mère souffrant d’Alzheimer, Malika Djardi compose un dialogue dansé mêlant archives vidéo et chorégraphie.
Figure phare de la musique minimaliste et de la lutte contre le racisme et l’homophobie, le compositeur Julius Eastman n'a été reconnu qu'après sa mort, survenue dans la solitude et le dénuement. À travers une forme ouverte et festive pour six interprètes, le chorégraphe Calixto Neto tisse un tableau d'entraide communautaire qui parachève le geste pionnier de l'artiste new-yorkais.
Les corps peuvent-ils échapper à l’emprise martiale au sein d’une société en cours de militarisation ? Marco da Silva Ferreira l’envisage dans F*cking Future, récit d’émancipation pour neuf interprètes, au risque d’esthétiser l’autorité.
Baignée dans la pénombre qu’elle chérit, la chorégraphe Nacera Belaza politise sa rencontre avec la comédienne Valérie Dréville.
La commande était ambitieuse : mettre les élèves musicien·nes et danseur·euses du conservatoire de Lyon en dialogue avec les compositions de Pierre Boulez – dont on fête le centenaire cette année – ainsi qu’avec les œuvres du Musée des Beaux-Arts, dans une déambulation chorégraphiée par Tânia Carvalho. L’artiste portugaise y répond à sa manière dès le titre : Tout n’est pas visible, tout n’est pas audible. Au spectateur alors de traquer – ou non – cette matière insaisissable.
Avec la reprise du show qui l’a propulsé en 2014, le chorégraphe belge Jan Martens questionne le goût du public pour les corps en souffrance en poussant le curseur de l’effort physique à son maximum.
D’un côté, une création solaire et tellurique. De l’autre, une pièce lunaire et métallique. Dans le cadre d’un double programme commandé par le Ballet de l’Opéra national du Rhin, le chorégraphe français Léo Lérus a fait le choix du contraste pour mieux souligner la complémentarité entre son univers et celui de Sharon Eyal, figure israélienne du monde de la danse.