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Scènes
La chorégraphe Mathilde Monnier et la musicienne Lucie Antunes signent une création hybride, à la lisière du concert et de la pièce chorégraphique. Au plateau, un orchestre central, des interprètes en mouvement, et une transe qui s’invente en direct, entre textures sonores et circulations des corps. Mouvement vous emmène en coulisses de la création du spectacle à Bonlieu, scène nationale Annecy.
Attention : « le jour de colère » va s’abattre sur l’Opéra de Nancy-Lorraine et c’est César Vayssié qui en sera le chef d’orchestre. Le Dies Iræ, déchaînement de furie lyrique abondamment repris dans la pop culture, est l’un des thèmes phares de la Messa da Requiem de Giuseppe Verdi, dont l’artiste s’est vu confier l’adaptation. Metteur en scène et vidéaste, sa trajectoire est pourtant aux antipodes de la tradition opératique : ses projets hybrides entre scène et film captent des corps à la marge et sa caméra est plébiscitée par la danse contemporaine, Boris Charmatz en tête. Dans sa relecture de cette œuvre liturgique, l’Apocalypse, c’est ici et maintenant, et avec une barre de pole dance géante au plateau. Entretien avec un outsider de l’opéra.
Angelin Preljocaj sublime le chaos de la perte dans cette envoûtante fresque chorégraphique. Un Requiem(s) au pluriel où l’on expie collectivement la mort pour mieux célébrer la puissance de la vie.
Qu’est-ce qu’une série de tentures du XVIe siècle peut raconter de notre époque ? Bien des choses, selon le binôme de chorégraphes Bryana Fritz et Thibault Lac qui revisite La Dame à la licorne dans Baby-Horn, pétulant duo aux airs carnavalesques.
Un frère et une sœur refusent de grandir et embarquent deux amis dans leur fusion incestueuse et destructrice. De ce récit dérangé signé Jean Cocteau et mis en musique par Philip Glass, deux jeunes prodiges de la scène lyrique, les Allemands Lisa Moro et Matthias Piro, tirent un opéra juvénile et déluré.
La rencontre entre danse et handicap a conduit à une situation paradoxale. D’un côté, la recherche chorégraphique constitue désormais un outil de soin et d’émancipation pour les corps dits vulnérables. De l’autre, les danseurs professionnels, toujours sculptés et performants, ignorent tout de leur propre fragilité, au point de nier leurs blessures. L’universitaire Isabelle Ginot, engagée de longue date dans les croisements entre soin et danse, comble les impensés d’un milieu artistique qui apprend encore au contact de la vulnérabilité pendant que la société campe sur ses réflexes validistes. Une recherche à découvrir lors de la conférence « IN Vulnérables », le 11 avril.
Une guerre larvée, un mariage de convenance, un serial lover et un sacrifice : il s’en passe en Bretagne dans cet opéra d’Édouard Lalo datant de 1888. Un croustillant livret dont s’empare Olivier Py dans une production percutante qui porte sa patte de part en part et sert généreusement sa distribution vocale.
Dans un monde désertique, sept extraterrestres sont condamnés à l’errance. Pour sa première pièce de groupe, la chorégraphe Linda Hayford interroge les limites de la fiction face à l’embrasement du monde.
À Berne dans le cadre des Swiss Dance Days, le Suisse Bast Hippocrate scrute le rapport amoureux dans ses moindres craquelures. Son duo tournoyant, Joyaux lourdement sous-estimés, nous pose entre projection et friction, fantasme et réalité de la relation. Une étude en mouvement de cette fragilité qui nous lie, à rebours des clichés sur le couple.