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Scènes
Posé dans un domaine agricole, Alouettes sensibilise son public aux problématiques de la terre via une série de témoignages interprétés à la fraîche. Joyeuse, légère – sans doute trop –, cette nouvelle proposition de théâtre documentaire s’en remet à la douceur d’une après-midi champêtre pour éveiller nos consciences écolo.
« En tant que créateur, quelle est votre histoire ? » Pour le sixième volet du cycle Histoire(s) du théâtre, c’est au tour de Tiago Rodrigues d’affronter la fameuse question lancée par Milo Rau en 2018. Habité par la disparition d’un père charismatique, No Yogurt for the Dead aborde le sujet de la filiation et du deuil à travers une balade musicale et onirique en milieu hospitalier.
Dans un spectacle mêlant archives, textes et matière chorégraphique, Julie Botet hybride son vécu d’enfant malade avec l’imagerie des freaks du début du siècle dernier. Une création qui évite le pathos pour célébrer l’anomalie et cultiver le trouble.
Dans un seul en scène qui met en miroir le regard du public, Mila Turajlic explore une mine d'or historique : le « fonds des actualités yougoslaves », des films de commande de l'ancien pays communiste, souvent tournés hors de ses frontières. Entre les mains de l'artiste serbe, ces documents deviennent le terrain d'une réflexion sur le passé et le sens des images.
L’intimité au XXIe siècle est chose ingrate. Voilà ce que nous chantent les six interprètes de The Alonetimes dans ce récital lyrico-moderne aussi tendre que cruel, signé par les compositeur·ices Jennifer Walshe et Philip Venables.
Fut un temps où pour soulager les femmes « dépressives », on les enfermait dans leur chambre. Spoiler alert : ça ne marche pas. C’est tout le sujet du Papier peint jaune, nouvelle écrite à la fin du XIXe siècle par Charlotte Perkins Gilman, que la metteuse en scène Alix Reimer adapte au plateau.
Des chevaux mécaniques et quelques jetons : il n’en fallait pas plus au duo de performeurs portugo-brésiliens Jonas&Lander pour mettre à mal le tabou autour de l'argent dans les arts vivants. Préparez la monnaie.
« Qui commet le meurtre d’un homme qui se tue ? » Cette question ouvre Thésée, sa vie nouvelle de Camille de Toledo — une enquête intime, poétique et familiale qui embrasse les blessures de l’histoire européenne. Sur la scène du Théâtre Vidy-Lausanne, Valérie Dréville et Guy Cassiers donnent corps à ce Thésée moderne et nous invitent, nous aussi, à parcourir le labyrinthe de la mémoire. Mouvement vous emmène en coulisses de la création du spectacle.
Attention : « le jour de colère » va s’abattre sur l’Opéra de Nancy-Lorraine et c’est César Vayssié qui en sera le chef d’orchestre. Le Dies Iræ, déchaînement de furie lyrique abondamment repris dans la pop culture, est l’un des thèmes phares de la Messa da Requiem de Giuseppe Verdi, dont l’artiste s’est vu confier l’adaptation. Metteur en scène et vidéaste, sa trajectoire est pourtant aux antipodes de la tradition opératique : ses projets hybrides entre scène et film captent des corps à la marge et sa caméra est plébiscitée par la danse contemporaine, Boris Charmatz en tête. Dans sa relecture de cette œuvre liturgique, l’Apocalypse, c’est ici et maintenant, et avec une barre de pole dance géante au plateau. Entretien avec un outsider de l’opéra.