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Scènes
Tout au long de sa vie, Josefina a enchaîné les petits boulots ingrats pour subvenir aux besoins de sa famille. Son fils, Anacarsis Ramos est devenu metteur en scène. Dans une pièce à l’esthétique DIY, le duo livre un récit familial marqué par les souvenirs d’enfance et les violences du capitalisme. Il est l’heure de régler les comptes.
David Murgia et Ascanio Celestini poursuivent leur chemin parmi les humbles de ce bas monde. Dans Rumba, troisième volet de leur trilogie, le duo réunit Saint François d’Assise et des sans-abris sur le parking d’un supermarché.
À la croisée du documentaire et du thriller, L’hors-présence de Tiphaine Raffier livre, malgré ses zones d’ombre, une réflexion féconde sur la fin de vie.
Avec Maldoror, Julien Gosselin signe une pièce fleuve capitale. Croisant les œuvres de Roberto Bolaño et Lautréamont, la poésie y a rendez-vous avec le mal dans toute sa splendeur.
Dans une pièce chorale mêlant vécu et fiction, Lorraine de Sagazan et Guillaume Poix explorent le sentiment amoureux – son exaltation comme sa violence – par la voix de huit jeunes comédien·nes d’une éclatante maîtrise. Dans une pièce chorale mêlant vécu et fiction, Lorraine de Sagazan et Guillaume Poix explorent le sentiment amoureux – son exaltation comme sa violence – par la voix de huit jeunes comédien·nes d’une éclatante maîtrise.
Un public, deux performeurs, 35 minutes, pas de texte et quelques babioles : Romeo Castellucci pense « petit » mais ratisse large dans cette malicieuse installation performative. Un mini-quizz linguistique, dérisoire ou magistral selon l’humeur, qui synthétise les trucs et astuces d’une légende vivante du théâtre contemporain.
Il y a trois ans, les artistes Elina Kulikova et Dima Efremov ont fui une Russie où il n’était plus possible d’être queer ou antimilitariste. Depuis, le duo a imaginé une Trilogie de la guerre musicale et théâtrale dont le premier chapitre, Un Champ brûlé, bouscule une culture russe muséifiée et mise au pas.
Les HLM : une prolongation du projet colonial ? C’est la thèse qu’étaye brillamment, études à l’appui, Salim Djaferi dans un ingénieux solo documentaire finement structuré en plateau. Une suite plus studieuse mais toujours aussi mordante à son précédent succès, Koulounisation.
La metteuse en scène redouble d’inventivité pour imaginer un théâtre documentaire amplifié de mythologie. «Transformations Opéra Radio» est un labo de recherche performative qui rend hommage aux femmes ayant participé aux soulèvements du XXe siècle, en dépit de leur invisibilisation.