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Scènes
Il est fini le temps où on enfermait des femmes dans des boîtes pour les couper en deux sur scène. La magie d’aujourd’hui a d’autres choses à nous transmettre. Dans un spectacle hautement participatif, Thierry Collet remet en cause notre perception du réel et nos illusions respectives.
Parfois il suffit d’un peu de plastique et de quelques ventilateurs. Quinze ans après Vortex et L’après-midi d’un Foehn, Phia Ménard imagine une nouvelle pièce autour du vent. Si elle est pensée pour un jeune public, Nocturne (Parade) ne cède à aucune simplicité, technique comme narrative.
Depuis une dizaine d’années, l’artiste transmasculin égypto-finlandais Samira Elagoz déconstruit notre rapport au genre et au désir hétérosexuel. Et tous les moyens sont bons : interroger des hommes rencontrés sur Internet caméra au poing, documenter sa transition de genre en plein confinement, ou sa dernière relation amoureuse en ciné-conférence. Portrait d’un artiste à la croisée des formes et des genres, à découvrir aux Ateliers Berthier à Paris dès ce weekend.
Après les variations sur papier de PLI (2022), Inbal Ben Haim s’intéresse aux possibilités formelles de la corde lisse à travers un dispositif où les spectateur·ices font évoluer la scénographie en direct. Une pièce à la narration encore fragile, qui parvient néanmoins à tisser une relation singulière à son public.
S’emparant d’un classique du cinéma allemand – l’homérique Fitzcarraldo de Werner Herzog, datant de 1982 –, le duo de circassiens compose une fresque narrative et dansée qui oppose hubris occidental et luttes sud-américaines sans céder au didactisme.
La jeune garde circassienne a soif de nouveaux récits sur sa propre tradition. C’est l’ambition de Suzanne : une histoire du cirque, qui croise rencontre intergénérationnelle et recherche documentaire à l’écart des gros chapiteaux.
Si une météorite nous tombait dessus, que faire de nos derniers instants ? Dans une imposante scénographie immersive, Brigitte Poupart imagine une situation pré- et post-apocalyptique animée par des circassiens et des danseurs. Une mise en cause, sous les pirouettes et les figures dansées, de notre attitude face au désastre.
Ses performances mutantes dans l’espace public l’ont fait connaître sur les réseaux sociaux, et le documentaire Queendom sur le circuit des festivals : l’artiste russe Jenna Marvin confronte la pression politique qui pèse sur les existences queer dans sa première exposition française à Transfo Emmaüs Solidarité .
Face au grotesque de l’époque, le festival de performance Les Urbaines – point de ralliement de l’émergence européenne – fait le choix du fou rire cathartique, du burlesque et de la blague corrosive.